10.08.2008

depute

Inondations au Togo : L’Assemblée nationale s’invite par une contribution d’au moins 100.000 F par député
AgoraPress - Dosseh Sohey & Alain Nococo
Le face à face houleux UFC-RPT tant redouté à l’Assemblée nationale ce jeudi 07 août 2008 n’a pas lieu. La cotisation d’au moins cent mille francs (100 000 f cfa) par député pour venir en aide aux sinistrés des inondations a donc été la décision qui a sanctionné les travaux de la séance unique de la 2e session extraordinaire de l’année 2008 tenue ce 7 août 2008 au Palais des Congrès de Lomé, siège de l’Assemblée nationale togolaise.

Pour avoir beaucoup plus d’éclaircissement sur le drame et savoir les zones les plus touchées par la catastrophe naturelle qui s’est abattue sur le sud du Togo, les députés ont invité les ministres en charge de la gestion de cette catastrophe à savoir : le ministre d’Etat, ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales, Pascal Akoussoulèlou Bodjona, de la Sécurité et de la Protection Civile, Atcha Titikkina, des Travaux Publics, des Transports, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Célestin Ekpaoh Talaki.

Le ministre Katari Foli-Bazi de Fonction publique, de la Réforme Administrative et des Relations avec les Institutions de la République a également assisté à cette séance.

A la demande de 43 députés, la tenue de cette séance extraordinaire a porté sur les contributions des députés face à la situation dramatique liée aux inondations que vivent les populations.

C’est le Président de l’Assemblée nationale, El Hadj Abass Bonfoh, qui a ouvert les travaux de cette séance plénière de la 2e session extraordinaire de l’année. Dans son discours d’ouverture, M. Abass Bonfoh a fait un bref rappel des dégâts engendrés par les inondations. « Celles-ci s’illustrent à travers des quartiers et villages engloutis, des récoltes et cultures emportées par les eaux, des ponts détruits dans les régions des plateaux et maritime rendant, entre autres , très difficile le trafic routier vers l’intérieur » a-t-il déploré. Il a également exprimé au nom de l’Assemblée nationale, sa compassion et solidarité aux sinistrés et ses sincères condoléances aux familles éplorées. Pour lui, il s’agit de recueillir les différentes suggestions pour l’apport à manifester à l’endroit des victimes. « En clair, il s’agit de voir comment contribuer pour soulager les populations sinistrées et leur apporter notre soutien par des dons…Ce faisant, la représentation nationale doit aller sur les lieux du sinistre pour apporter son secours d’urgence et sa compassion aux sinistrés » a-t-il indiqué.

Après le discours du président de l’Assemblée nationale, les ministres invités ont pris la parole pour apporter la lumière sur la situation étant entendu qu’ils sont directement impliqués dans la gestion de cette catastrophe naturelle.

C’est le ministre Foli-Bazi qui a d’abord pris la parole pour saluer les députés pour l’intérêt accordé aux populations victimes et réaffirmer la disponibilité du gouvernement à associer tous ceux qui se mobilisent aux côtés des déplacés d’inondations. M. Pascal Bodjona de l’Administration territoriale a, quant à lui, fait remarquer que dans le cadre de cette catastrophe, les infrastructures routières constituent les premières cibles. Il a par ailleurs évoqué les actions du gouvernement en l’occurrence l’apport des secours d’urgence en vivres et autres aux sinistrés, le décret concernant l’organisation des secours en périodes de catastrophes, la réflexion sur les mesures de prévention, la préparation d’un projet de loi relatif à la gestion des infrastructures routières, la suppression du Fonds d’Entretien Routier (FER). Pour sa part, le ministre Atcha Titikpina de la Sécurité, et président du comité national de la gestion des catastrophes, a fait un exposé avec projection de film afin de bien illustrer le drame. Dans la projection, les zones sinistrées ont été montrées. Sur une carte du Togo, le ministre a montré les causes des catastrophes liées essentiellement aux aléas climatiques et à la situation géographique du pays « contrairement aux causes attribuées aux mauvais sorts ». Enfin son collègue Ekpaoh Talaki des Travaux publics a informé les députés qu’une solution serait trouvée au pont de Togblékopé et le trafic serait redevenu normal à cet endroit. Il a en outre confirmé la suspension provisoire des activités des postes de péages de Davié et de Zanguéra. Il a dit aussi que pour permettre aux véhicules de ne pas se tromper, il est mis sur la nationale N° 1 des agents devant indiquer les itinéraires.

Sur insistance des députés à poser des questions aux membres du gouvernement présents, ce qui n’a pas été indiqué dans l’invitation et donc contraire au règlement intérieur, les ministres invités ont demandé 5 minutes de suspension pour se concerter. A la reprise, ils ont marqué leur accord à se prêter au jeu de questions-réponses mais les députés se sont ravisés et ont décidé de se conformer aux dispositions de leur règlement, parce que les garants du respect des lois de la République qu’ils sont, il ne doivent pas aller eux-mêmes à l’encontre de la loi.

Au demeurant, les parlementaires ayant adopté à l’unanimité cette décision de cotisation d’au moins 100 000f cfa par député, ont proposé que la nature de leurs dons, les zones à visiter et le comité de gestion de ces dons fassent objet de discussion à la conférence des présidents de commissions.

« De ce fait, il est vivement souhaité que les infrastructures routières détruites soient vite rétablies entre Lomé et le reste du pays, au regard du rôle important que joue la nationale N° 1 dans l’économie de notre pays et dans la desserte des pays de l’hinterland notamment le Burkina-Faso, le Niger et le Mali » a souhaité le Président de l’Assemblée nationale dans son discours de clôture.

Plus d’une semaine après la catastrophe, voilà nos honorables députés qui sortent de leur silence pour, dit-on, apporter leur contribution à la situation dramatique que vivent les populations sinistrées. Le geste est à saluer, certes où étaient ils ces députés, vrais représentants du peuple ? Sous d’autres cieux, dès le lendemain de la catastrophe, une session extraordinaire devait être convoquée pour se pencher sur la question et envisager les mesures urgentes à prendre. Mais comme nous sommes au Togo où tout est sens dessus dessous, il a fallu attendre plus d’une semaine pour faire médecin après la mort. C’est dommage !

Merci tout de même à la représentation nationale pour l’initiative parce que, selon nos informations, la décision n’a pas été facile à digérer chez certains honorables députés. 100.000 FCFA sur les 633.000 FCFA que vous percevez par mois, ce n’est pas quand même trop demandé, nos honorables députés !

Entretien avec Mocktar Sow,

Entretien avec Mocktar Sow, Secrétaire général du Conseil national du patronat, sur le développement du secteur privé au Togo



Par Sylvie Nenonene, chargée de communication



Le 10 Janvier 2007 -- Le rapport annuel de la Banque mondiale sur la pratique des affaires dans le monde, dénommé "Doing Business", a classé le Togo 151ème sur 175 pays étudiés en ce qui


Doing Business 2007 - Liens connexes sur le Togo

Doing Business - Page Togo
Doing Business - Bibliothèque juridique[un nouveau code du travail a été adopté par l'Assemblée nationale en décembre 2006]



Doing Business 2007 - Général

La pratique des affaires en 2007 : grâce aux réformes, le climat des affaires s'améliore

Doing business - Région Afrique

Site web en anglais "Doing Business"

Communiqué de presse





concerne la facilité d'y faire des affaires. Selon "Doing Business 2007", il faut au total 13 procédures sur 53 jours pour créer une entreprise au Togo ; 14 procédures sur 273 jours pour gérer les permis administratifs ; et 7 procédures sur 242 jours pour enregistrer une propriété.


L'édition 2007 porte sur "Comment réformer?". En effet, la lourdeur et la lenteur des formalités de création d'entreprise au Togo, de même que les frais auxquels sont exposés ceux qui cherchent à créer une entreprise individuelle constituent des obstacles au développement du secteur privé togolais. Le gouvernement togolais entreprend des efforts en vue du développement de ce secteur, et à cet effet a créé en 2006 le Centre de formalité des entreprises du territoire douanier (CFE) et qui est logé à la Chambre de commerce et d'industrie du Togo, et qui va servir de guichet unique visant à réduire les formalités de création d'entreprise.



Mais pour mieux comprendre comment se porte le secteur privé togolais dans son ensemble, nous avons rencontré Monsieur Mocktar Sow, Secrétaire général du Conseil national du patronat togolais, qui a bien voulu répondre à nos questions.



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INTERVIEW de Monsieur Mocktar SOW, Secrétaire général du patronat, Directeur général de INTRANS TOGO

(Interview réalisée le 20 décembre 2006)



Banquemondiale.org/togo : Pouvez-vous nous dire un peu ce qui caractérise le secteur privé togolais, et quelle est sa contribution à l’économie nationale ?





Mocktar Sow, Secrétaire général du Conseil national du patronat
[Photo: Sylvie Nenonene]



MOCKTAR SOW – Il faut savoir une chose, c’est que l’économie togolaise est caractérisée parune forte proportion de PME/PMI [Ndlr : petites et moyennes entreprises/petites et moyennes industries]. Nous appelons PME/PMI, ces entreprises qui vont de 1 à 50 employés et qui font un chiffre d’affaires généralement qui tourne entre 1 et 100 millions, selon la loi fiscale ; mais pour nous entrepreneurs, c’est entre 1 et 500 millions. Vous en avez une proportion très forte, mais ça, c’est dans le secteur moderne. L’économie togolaise est une économie essentiellement agricole et le paysan également est une PME, très petite, mais c’est une PME, et c’est eux qui forment la grosse partie de l’économie togolaise. Selon les chiffres, ils font entre 70% à 80% de l’économie, et nous considérons que c’est eux vraiment la base de l’économie nationale. C’est vers ces gens que nous devons aller maintenant.


Au niveau du patronat, nous avons un éventail d’environ 500 entreprises réparties dans tous les secteurs de l’économie et qui sont représentées en notre sein par douze associations professionnelles (les banques ; les PME/PMI ; tout ce qui concerne le port, la consignation, les transitaires ; les assurances ; les hôtels et restaurateurs ; les femmes revendeuses de tissus ; les bâtiments et travaux publics ; les pétroliers ; les agences de voyages et de tourisme ; etc.). En tout, douze associations qui contribuent énormément également à l’économie nationale.



Mais à la date d’aujourd’hui, il n’existe plus de chiffres fiables qui puissent vous dire en quelques mots, ce que ça constitue. Au niveau du patronat actuellement, nous sommes donc en train de lancer très prochainement une étude pour constituer de nouvelles bases de données bien fiables qu’on peut mettre à disposition de tout le monde, et qui permettra d’avoir une appréciation plus fiable de ce que le secteur privé représente réellement au Togo, et ce qui est sa contribution réelle à l’économie nationale.



Banquemondiale.org/togo : Comment se porte alors l’environnement des affaires au Togo ? Quels sont les principaux atouts et obstacles à la pratique des affaires et quels sont les défis auxquels font face les entrepreneurs togolais ?

MOCKTAR SOW – Aujourd’hui, le défi majeur de l’entreprise togolaise, c’est d’abord d’exister. Avec la crise que nous avons traversée, beaucoup d’entreprises ont fermé. Celles qui sont restées debout vivent difficilement. Elles sont même parfois portées à bout de bras par leurs banques. Aujourd’hui, nous avons des chantiers que nous voulons ouvrir avec l’Etat. D’abord, redéfinir la PME/PMI au Togo pour élargir la base de l’assiette fiscale, et donner une possibilité à ces entrepreneurs de faible niveau de rentrer également dans la catégorie des hommes d’affaires pour cesser d’être considérés tout le temps comme un secteur informel, alors qu’au Togo le secteur informel est le plus dynamique, si on veut faire une comparaison par rapport au secteur moderne.

Nous avons donc fait une proposition de texte au Gouvernement pour avoir aujourd’hui une nouvelle loi définissant la PME. Nous avons également sur le chantier un texte portant charte des PME que nous voulons utiliser pour mieux réguler la gestion des PME avec l’utilisation des centres de gestion agréés, des avantages qui seront octroyés aux entreprises qui respecteront certaines règles de gestion et qui respecteront leurs obligations fiscales. Nous sommes donc en discussion avec l’État sur cela. Il y a un comité qui a été mis en place par un décret du Premier Ministre. Si nous arrivons à réaliser concrètement ces deux chantiers, cela donnera un nouveau visage au secteur privé togolais et cela permettra à tout le monde d’en avoir une appréciation plus positive. C’est ce à quoi on peut arriver dans l’avenir.

En dehors de cela, il y a le défi de la justice. Il y a beaucoup de gens qui reprochent au Togo une justice un peu inefficace. Je ne veux pas utiliser les gros termes, mais le Chef de l’État a eu à le dire aussi. Nous demandons à ce que la justice soit complètement modernisée, et que les petits problèmes qui surviennent soient amoindris au maximum.



Mais surtout nous demandons que deux structures soient mises en place. D’abord, la cour d’arbitrage et de médiation au niveau de la Chambre du commerce et d’industrie ; ensuite un véritable tribunal du commerce, des prud’hommes qui permettront à chacun d’aller discuter des questions de commerce avec des professionnels. Pas comme aujourd’hui une chambre commerciale, ou un tribunal de première instance ; il faut un véritable tribunal du commerce.



Si on arrive à régler le problème de la justice, le problème de la charte des PME/PMI, le problème de la définition des PME, la seule chose qui nous resterait serait d’améliorer le financement des PME/PMI au Togo. C’est ça qui constitue la grosse partie de l’économie, et c’est vers eux qu’il faut aller. C’est vers ces gens qu’il faut apporter les aides nécessaires à leur développement. Et maintenant pour les jeunes qui sortent, je dirai qu’il leur faut une formation ou un appui, puis la mise en place de garanties pour les aider également à se lancer sur le chemin de la création propre d’entreprise. Parce que l’État ne peut plus aujourd’hui embaucher : c’est une réalité et il faut en tenir compte également.



Banquemondiale.org/togo : Le dernier rapport de la Banque mondiale sur la pratique des affaires 2007 a étudié 175 économies et, en ce qui concerne l’Afrique, deux pays ont émergé en matière de réformes et ont été classés parmi les 10 premiers : il s’agit du Ghana et de la Tanzanie. De votre point de vue, qu’est-ce-qui fait que les affaires semblent aller mieux au Ghana ?



MOCKTAR SOW – Il y a deux choses. D’abord, il y a les habitudes des pays anglophones ; c’est des pays plus pragmatiques et plus directs, contrairement aux pays francophones. La deuxième chose, c’est ce que j’ai dit tout à l’heure, c’est la prise des textes et le sérieux dans la gestion.



Vous savez, aujourd’hui quand vous allez au Ghana, c’est presque impossible de frauder la TVA ; alors qu’ici les gens le font tout le temps. C’est presque impossible d’être en marge de l’administration fiscale ; alors qu’ici nous avons beaucoup de gens qui le font, et nous l’avons dénoncé publiquement.



Nous voulons participer à notre économie. Nous sommes des togolais et nous voulons payer les impôts ; et nous demandons à ce que tout le monde soit à la même enseigne. Ce n’est pas une question de xénophobie, mais généralement, c’est les étrangers qui le font. Mais il y a aussi des togolais qui le font, il faut le reconnaître ! Il faut que chacun sache qu’il doit être dans le souci de participer réellement au développement de son pays. C’est ce qui se fait dans ces pays !



Et quand vous allez au Ghana aujourd’hui, c’est un pays qui n’a pas eu les problèmes que nous avons eus au Togo ! Le Togo, pendant 15 ou 16 ans—vous êtes bien placé pour le savoir—a eu beaucoup de problèmes : un arrêt de décaissement à la BM [ndlr: Banque mondiale], pas de programme avec le Fonds monétaire, pas d’appui budgétaire réel avec l’Union européenne, les bilatéraux qui sont dans l’Union européenne également ont arrêté beaucoup de programmes et ne font que dans l’humanitaire et tout ce qui va directement vers les associations. C’est un manque à gagner énorme pour l’État qui, s’il avait ça, aurait pu développer plus tôt des programmes de modernisation de l’administration, des programmes de réforme de la justice.



Aujourd’hui que nous avons repris et qu’il y a une forte volonté des autorités d’aller de l’avant, nous disons au niveau du secteur privé que nous devons nous aussi nous réorganiser, et si nous marchons main dans la main, comme ça se fait partout, je donne 10 ans au Togo pour se remettre à niveau. C’est la période normale en termes d’analyse économique pour pouvoir juger des résultats sur le terrain. Je pense donc que dans 10 ans, en 2017, on pourra faire une évaluation et je pense que le Togo aura démontré qu’il a une forte volonté de se remettre au même niveau qu les autres pays.



Banquemondiale.org/togo : Ce sera notre dernière question. Nous souhaitons à présent revenir sur le rôle que le gouvernement doit jouer en vue de redynamiser le secteur privé togolais. Nous pensons que la création d’un Ministère en charge des PME est le signe que les autorités du pays veulent vraiment permettre au secteur privé de jouer le rôle qui est le sien dans la relance de l’économie togolaise. Selon vous, quelles sont les priorités auxquelles ce Ministère doit s’atteler ?



MOCKTAR SOW – Les textes ! Qu’ils prennent les textes. D’abord les textes. Parce que en terme d’appui, qu’est-ce qu’ils peuvent faire ? C’est les textes ! C’est d’amener le gouvernement à prendre les textes pour la mise en place des fonds de garantie ; les textes pour la définition de la PME ; les textes pour améliorer les structures de création des entreprises ; les textes concernant la mise en place des fonds d’appui aux jeunes. C’est les textes ! Il faut les avoir et les appliquer réellement.



Si ce Ministère joue son rôle de département technique, il restera au secteur privé de jouer le sien. Il y a des fondamentaux pour que le secteur privé marche bien. Il faut que les textes et les structures institutionnelles soient bien mis en place. Il faut que la gestion au niveau de la fiscalité soit bien comprise et pas trop lourde, pour permettre à l’entreprise de réinvestir dans le pays avec l’épargne dégagée.



Et il faudrait qu’au niveau du financement, il y ait des structures de financement adaptées au financement de la PME/PMI et que les taux d’intérêt soient des taux qui permettent à l’entreprise de dégager facilement une marge bénéficiaire et réinvestir.



Si on règle au niveau des textes, au niveau de la mise en place des garanties, des structures, et si on règle au niveau du financement, je ne vois pas pourquoi on ne va pas travailler. Tout le monde connaît la vigueur des Togolais dans les affaires commerciales ! On n’est pas très industriels, mais c’est une nouvelle culture qui est en train de se développer. L’industrie aussi participe beaucoup au développement de l’économie et je pense qu’aujourd’hui, la volonté est là pour tout le monde à aller de l’avant, et il faut que les bailleurs de fonds nous accompagnent.



Sans bailleur de fonds, je ne connais pas un pays qui marcherait. Même les Etats-Unis se font financer sur les marchés, à travers les fonds de pension et autres qui permettent au pays de tourner. Bien que ce soit l’économie la plus endettée du monde, c’est une économie qui tourne ! Parce que les investissements se font, les gens créent des entreprises, le secteur privé est dynamique ! Ce n’est pas sorcier, mais c’est comme ça que cela doit se faire.



Banquemondiale.org/togo : Nous vous remercions infiniment de votre disponibilité.



MOCTAR SOW – C’est moi qui vous remercie !



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Quelques mots sur "Doing Business 2007".

"Doing Business" est un rapport annuel de la Banque mondiale consacré à la pratique des affaires dans le monde. Il étudie 175 économies et présente un certain nombre d'indicateurs quantitatifs relatifs aux réglementations commerciales et à la protection des droits de propriétés. Il mesure également les réglementations applicables à dix (10) domaines de l'activité commerciale, à savoir : la création d'entreprise, l'obtention des licences, l'embauche des travailleurs, le transfert de biens immobiliers, l'obtention de prêts, la protection des investisseurs, le paiement des taxes et impôts, le commerce transfrontalier, l'exécution des contrats et les faillites. "Doing Business 2007" a mis l'accent sur les réformes, et constate que certains pays ont simplifié la réglementation des affaires, renforcé les droits de propriété, allégé la pression fiscale, facilité l'accès au crédit et réduit le coût de l'export-import.

Vous trouverez tous les détails à travers les liens contenus dans notre boîte "Ressources", et aussi en anglais sur le site : www.doingbusiness.org.



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Liens utiles

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Soutenir le développement à la base, au niveau communautaire
Togo : Projet de développement communautaire
Togo: Don pour la relance économique et la gouvernance

03.08.2008

La RDC a jusqu’au 15 décembre prochain pour récupérer l’argent de Mobutu

Fortune de Sese Seko : La RDC a jusqu’au 15 décembre prochain pour récupérer l’argent de Mobutu
Kinshasa, 21/06/2008 / Politique
La Suisse ne sait plus très bien ce qu’elle doit faire des 8 millions de francs suisses (environ 5 millions d’euros) de l’ex-dictateur congolais Mobutu Sese Seko décédé en 1997 et qui dorment toujours dans ses banques.
Berne se dit prête à restituer cet argent à la République démocratique du Congo (RDC), mais Kinshasa ne semble pour l’instant pas vraiment intéressée.

L’an dernier, les autorités suisses avaient invité le gouvernement de la RDC à designer un plénipotentiaire afin qu’une solution puisse être rapidement trouvée et que cet argent soit restitué au peuple congolais, mais Kinshasa ne semble pas encore avoir entrepris de démarches en ce sens.

Lors d’une visite au Congo, en juillet 2007, l’ex-présidente de la Confédération suisse, Micheline Calmy-Rey qui est aujourd’hui en charge des Affaires étrangères avait indiqué, au cours d’une conférence de presse conjointe avec le président congolais Joseph Kabila, que son pays était disposé à restituer cet argent. « Dommage qu’il ne s’agisse que de 8 millions de francs suisses au lieu des dizaines de milliards auxquels nous nous attendions », avait laconiquement déclaré le président Kabila devant presse recevons du département des Affaires étrangères, affirme André Rothenbuhler, d’Action Place financière suisse, une organisation non gouvernementale (ONG) indépendante, installée a Bâle, en Suisse, qui traque l’argent sale des dictateurs. « Nos partenaires au Congo expliquent cette impasse par le fait que plusieurs proches ou fidèles de Mobutu siègent dans le gouverne ment congolais actuel », a-t-il ajouté.

Silence radio

A Berne, un haut responsable du département des Affaires étrangères interrogé par (PS, mais qui a préféré conserver l’anonymat, confirme que rien n’a bougé depuis un an. « Après la visite de Mme Micheline Calmy-Rey et ses rencontres au plus haut niveau politique, la Suisse à tout fait pour aider les autorités congolaises à passer à l’action. Nous avons offert notre assistance technique et juridique et nous avons continué à demander l’envoi d’un mandataire, mais nous n’avons pas eu d’écho de Kinshasa », dit-il.

De son côté, la Haute cour de justice suisse a décidé que la confédération ne pourrait pas geler indéfiniment les avoirs de l’ancien dictateur. « Si solution n’est trouvée, l’argent bloqué devra être rendu à la famille Mobutu », a souligné ce haut fonctionnaire. « Aujourd’hui, la situation est telle que nous avons pris contact avec les ayant droits afin qu’ils acceptent un partage 60 pour cent pour eux et 40 pour cent pour le peuple congolais, mais de ce côté-là aussi, c’est le silence radio. Ils savent que le temps joue en leur faveur et qu’ils n’ont qu’à attendre, a-t-il ajouté.

« Il y a environ un an, nous avons connu plus ou moins la même situation avec des avoirs de l’ex-dictateur haïtien Jean-Claude Duvaliér », poursuit le fonctionnaire. « Face à l’insistance des autorités suisse, Haïti a finalement décidé d’accepter une commission d’assistance juridique, parce que le président René Préval souhaitait lancer un signal fort dans le cadre de la lutte contre la corruption. « Une telle procédure serait également un signal fort de la part de la République démocratique du Congo, car ce serait la première fois que de l’argent de Mobutu serait rapatrié vers la RDC », a-t-il dit.

Pour Victor Nzuzi, de l’ONG congolaise Nouvelles alternatives pour le développement, c’est précisément là que le bat blesse. « Les hommes politiques ne vont pas couper la branche sur laquelle ils sont assis. L’argent de Mobutu est le fruit de la corruption, mais les habitudes politiques n’ont, entre-temps, pas changé », a-t-il déclaré. Une enquête sur les avoirs de Mobutu en Suisse pourrait en outre soulever des questions gênantes.

Pour Nzuzi, Kinshasa ne veut pas malmener des proches de l’ancien dictateur qui occupent aujourd’hui des fonctions importantes, comme son fils, Nzanga Mobutu, ministre d’Etat chargé de l’Agriculture dans le gouvernement du Premier ministre Antoine Gizenga. L’un des fils de Mobutu siège également au sénat, présidé par Kengo Wa Dondo, qui fut à plusieurs reprises Premier commissaire d’Etat (Premier ministre) sous Mobutu.

Le 25 mars dernier, l’ONG congolaise a adressé une lettre au procureur général de la République, M.Mushagalusha, lui
demandant d’intervenir dans le dossier des avoirs de Mobutu gelés en Suisse. « Nous n’avons pas eu de réponse à ce courrier. La justice ne fonctionne pas au Congo. Par contre, c’est le même procureur général qui a bien fait bloquer les comptes de Jean-Pierre Bemba, alors que celui­-ci était arrêté à Bruxelles à la demande de la Cour pénale internationale de La Haye », a-t-il expliqué.

(Ern.)

Mattias Creffier/Le Palmarès


Last edited: 21/06/2008 12:34:23

02.08.2008

150 villas belles villas exposées au Tsunami.

La cote togolaise va abriter un des plus faramineux projet de construction de villas de rêve. Pour 150 villas à realiser d'ici septembre 2009, neuf milliards (9.000.000.000) de cfa seront investis. Il s'agit de donner la possibilité à la diaspora togolaise et aux touristes d'avoir un cadre conforme à leur désir. Le Français Christian Desvieux, le promoteur est le directeur de la société en charge de ce projet. Plusieurs personnes estiment que ce projet a des impacts négatifs sur l'environnement, du fait de sa proximité avec la mer.
Cependant, les associés ont donné les garantis que les études d'impacts environnementaux ont été menés et que le pire pourra être évité. A la conférence de presse tenue le 1er août à l'hotel Ibis, pour la présentation du projet à la presse, les organisateurs ont tenu à rassurer les uns et les autres de la viabilité du projet.
Bien que certaines mauvaises langues, estiment qu'il s'agit d'une expoliation du terrain, les riverains auraient été dédommagés à hauteur de 14 millions répartis entre le Chef traditionnel d'Ablogamé et les exploitants agricols.
La famille Akéréburu est l'un des investisseurs locaux partenaires à ce projet.
Il faut dire que des craintes non justifiées font état de ce que ces villas, s'ils venaient à être réalisées auraient à subir des impacts majeurs du soulèvement de la mer lié au réchauffement de l'écosystème. Un constat qui pousse certains à parler d'un effet de tsunami qui n'est pas à écarter.

AGBEYOME crée son parti

Le RPT pousse une nouvelle branche. Agbéyomé Kodjo, un des anciens ministre de la dictature bananière d'Eyadéma, vient de lancer un parti politique.
Organisé à Lomé le 02 Août 2008, le Congrès constitutif de O.B.U.T.S. (Organisation pour Batir dans l'Union un Togo Solidaire), compte apporter l'alternance politique au Togo.
Brother HOme a été le cadre qui a servi au lancement de ce parti.
Il faut dire les espoirs placés en cet homme sont divisés. Bien que la situation au Togo appelle à un nouveau visage politique, autre que celui du fils spirituel d'Eyadéma, Agbéyomé Kodjo ne voudrait pas se reconnaitre du RPT mais cherche plutôt à s'afficher une nouvelle appartenance politique. Ce à quoi beaucoup de personnes ne croient pas.
D'aucuns disent que celui qui a but boira.

Journal "Oeil d'Afrique"

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