11.06.2009

Randonnée musicale

COCO, l’international musicien réunit 10 percussionnistes à Lomé

Après son passage à  Lomé, plus précisément à « Only One Beach », le percussionniste togolais est à nouveau sur la terre de nos aïeux. Les raisons : son groupe "PERCU DEFI AFRIC" est en production, et sortira des studios dans les prochains jours.

Résident permanent de la Hollande , l’artiste dispense des cours de percussion auprès des instituts de musique de son pays d’accueil. Il travaille également auprès d’une firme d’exportation d’instruments de musique, et sert à l’ingénierie, surtout au réglage de son.

L’éqco.jpguipe de notre rédaction a surpris l’artiste dans sa résidence à Hédjranawoé en compagnie d’une dizaine de musiciens d’origines diverses, c’était au cours d’une séance d’entrainement.

Par cette occasion, "Le Roi du Djimbé", Koko, a bien voulu en quelques mots, lever le voile sur le mythe qui plane sur sa personne, son cheminement, ses activés et des possibilités offertes aux artistes togolais en Occident, pour le développement de la musique :

 « Je ne peux exactement me situer sur les circonstances qui m’ont amené à la musique, mais je n’ignore pas avoir fait mes premiers pas dans les groupes de fanfare, il ya de cela une vingtaine d’année. A cette époque, je comptais environ dix ans.

À mes débuts en 1984, j’ai joué avec la fanfare de l’Espoir, une des plus en vue de la capitale togolaise à cette époque. Ensuite, mes relations m’ont amené au groupe de ballet ADIKA. Je n’ai surtout pas manqué de jouer au scenario avec les marionnettes également.

Aussi, est-il besoin de rappeler que ma maman, a personnellement participé à mon instruction cultuelle, en m’introduisant dans une chorale de la place dans laquelle elle officiait. Je dois par le bais de votre journal, marquer mes gratitudes envers elle, Dame AKOFA AKOUVI IRENE.

Cependant, il faut avouer que je ne m’attendais pas à faire carrière dans le Djimbé uniquement, comme vous le voyez actuellement, mais une chose est sûre, les circonstances, mes rencontres, ont certainement concouru à l’expansion de mes profondes inspirations musicales.

C’est le cas d’un musicien ghanéen prénommé KOSSI. Il a été mon premier maître dans l’art et nous sommes aujourd’hui ensemble, vous le voyez vous-même… »

Il a enfin émis l’idée que pour l’émergence, mieux la relève du défi de la musique africaine face à la concurrence mondiale, les membres du groupe PERCU DEFI AFRIC, disposent de savoir faire.

« Cependant, il faut également la volonté des politiques à asseoir un climat favorable au développement des industries culturelles au Togo. Ce qui rendrait plus attractif le Togo à l’installation de grandes firmes d’instruments de musique, comme celle dans laquelle je travaille actuellement en Hollande, et seraient source d’emplois », a-t-il souhaité.

Yerima Amidatou

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