11.06.2009
Combat de coq
TOGO-FRANCAFRIQUE-BOLLORE-SE2M-PROGOSA : LA TRISTE FIN DE DUPUYDAUBY ET DES SOCIETES SE2M ET SE3M EN DISENT LONG SUR LES MŒURS ECONOMIQUES DU TOGO. FAURE GNASSINGBE ET SON EQUIPE SONT DES GENS TRES DANGEREUX POUR LES INVESTISSEURS !
L’ombre de Bolloré et de la Françafrique plane sur cette affaire. republicoftogo.com pris en flagrant délit de mensonge. Encore une fois, le Togo n’en finit pas d’apporter les preuves que dans maints endroits en Afrique la corruption est une donnée récurrente de la gouvernance politique. L’affaire qui vient de secouer SE2M et SE3M, filiales du Groupe PROGOSA, premières sociétés de manutention portuaire du Togo, ne doit pas être prise à la légère, tant était jusqu’ici inégalée, la violence qui caractérise le traitement dont elle fait l’objet, de la part des médias affidés de Faure GNASSINGBE, notamment L’UNION et republicoftogo.com.
On peut ainsi dire que le vent à changé de cap sur le Port autonome de Lomé (PAL). PROGOSA, qui avait battu BOLLORE en 2002 (à la différence du montant des bakchichs) pour la gestion du port de Lomé, vient d'être sorti, avec des méthodes très musclées par les autorités togolaises. En analysant tous les éléments de l’affaire, on voit immédiatement resurgir le spectre de la Françafrique. On peut se demander, si à moins d’un an de la Présidentielle de 2010, Faure GNASSINGBE n’a pas tenu, par cette action d’éclat, à acheter le soutien de SARKOZY qui l’avait fraîchement accueilli en décembre 2008 à Paris.
Préalablement en 2007, et devant témoins, SARKOZY avait interpellé Faure sur cette même question par ces mots très clairs : …« Quand on est ami de la France, il faut penser aux entreprises françaises »…, lors du sommet Europe-Afrique au Portugal en 2007, et nul n'a oublié que dès le lendemain même de son élection en 2007, SARKOZY avait pris trois jours de vacances à Chypre, sur le yacht de…Vincent Bolloré. Cela fait d’entrée de jeu beaucoup de coïncidences troublantes.
Ainsi, le très officiel site republicoftogo.com dit la « voix de son maitre », est d’ailleurs pris en flagrant-délit de mensonge lorsqu’il publie dès le 28 mai sous le titre ravageur « DUPUYDAUBY a pris la fuite », un réquisitoire en règle contre le PDG de SE2M et SE3M, se livrant à une description rocambolesque des conditions dans lesquelles se serait effectuée une perquisition des fonctionnaires de la DGI.
Il nous indique en effet : …« Dans le cadre d’un contrôle fiscal diligenté par le fisc togolais à l’égard des entreprises SE2M, SE3M et CEOP chargées de la manutention portuaire sur le port de Lomé (PAL) diverses investigations ont été conduites par les fonctionnaires de la direction générale des impôts (DGI). Alors que ces investigations se poursuivaient un employé desdites sociétés, pilote amateur, a emprunté un appareil de l’aéroclub de Lomé et en compagnie d’un autre cadre des sociétés susvisées a jeté à la mer les disques durs des ordinateurs et divers documents comptables … « Dans les heures qui ont suivi, le PDG (Jacques DUPUYDAUBY) et tous les principaux cadres des sociétés mentionnées ont quitté le Togo. Dans ces conditions, une information judiciaire pour fraude fiscale et complicité a été ouverte sur réquisitions du Procureur de la République »…
Première contradiction Jacques DUPUYDAUBY, n’a jamais pris la fuite, puisqu’au moment ou les faits se sont déroulés, ce dernier ce trouvait à Ouagadougou, et il y a fort à parier, que c’est justement pour profiter de son absence que l’opération a été diligentée par la Direction générale des impôts (DGI), à la tête de laquelle on le sait, se trouve Ingrid AWADE, une des concubines de Faure GNASSINGBE.
En fait DUPUYDAUBY est aujourd'hui à Séville en Espagne où il est directement rentré de Ouagadougou et dément avoir pris la fuite, en reconnaissant :…« qu'il n'est pas près de retourner au Togo »… A l’appui de ce court article, fait exceptionnel, figurent pas moins de deux photos (que nous publions en illustration),
dont la violence du message visuel et la légende : …« En photo : Jacques DUPUYDAUBY et ses principaux collaborateurs qui ont pris la poudre d'escampette »… en disent long sur l’intention des rédacteurs à la solde de la maison mère de Lomé II, de discréditer par tous les moyens le PDG de SE2M-SE3M et ses collaborateurs.
Puis hier, un nouvel article publié dans la rubrique justice sous le titre « Mandat d’arrêt international contre DUPUYDAUBY », nous apprend que : …« La justice togolaise a délivré des mandats d’arrêt internationaux à l’encontre de Jacques DUPUYDAUBY, de son fils Vianney, et du directeur juridique de la société, Gérard PERRIER »…, au motif que : …« Les responsables de PROGOSA et de ses filiales togolaises, ont pris la fuite mardi en plein contrôle fiscal »…« Par ailleurs, le président du tribunal de Lomé a nommé un administrateur provisoire chargé de gérer les sociétés SE2M, SE3M et CEOP actives au port de Lomé »…
Comme on peut le voir, les choses ont été rondement menées. A tel point que les mesures prises judiciairement dès le lendemain, dans un pays ou il faut d’habitude des mois pour faire aboutir la simple prise en compte d’une plainte, éclaire d’un jour particulier les intentions de la DGI, aux ordres exclusifs de FAURE.
Mais c’est mal connaitre DUPUYDAUBY, en croyant qu’il va rester muet sans se défendre. Alors qu’il était interrogé hier sur ses activités au Togo et sur le procès qui l’oppose à Lomé au Groupe Bolloré on apprend de sa bouche même que : …« comme par hasard avant-hier le procès a resurgi après un long sommeil et la manutention dont nous étions en charge a été rendue au groupe Bolloré »…, puis répondant à une question sur la coïncidence de cette décision avec la campagne de républicoftogo.com : …« C'est-à-dire que vous constatez que la campagne du site officiel du gouvernement togolais contre vous coïncide avec cette décision de justice ? »…, Jacques DUPUYDAUBY insiste sur la coïncidence : …« je constate que tout ceci fait un tout, cela fait un package »… «Je regarde simplement à qui profite le crime »… A propos des affabulations de républicoftogo.com sur les disques durs des ordinateurs, Jacques DUPUYDAUBY précise nettement : …« Interrogez les responsables du site republicoftogo.com, ce site est supervisé par le doyen DEBBASCH, interrogez le il doit savoir, rien dans ces disques durs ne me gênait puisque le contrôle fiscal était terminé »…
On peut déjà voir que les informations distillées insidieusement par republicoftogo.com sont en sérieuse contradiction avec la réalité des faits. Mais il y a pire encore dans le discrédit dont s’est paré tout seul republicoftogo.com, c’est quand il affirme que DUPUYDAUBY avait pris la fuite.
Toujours au micro de RFI tout le monde peut entendre que le PDG de PROGOSA se trouvait ce jour là à Ouagadougou, au même endroit que FAURE chez Blaise COMPAORE. Jacques DUPUYDAUBY déclare en effet : «… Mon départ était tout à fait officiel au vu et au su de toutes les autorités. Eh bien écoutez puisqu’on dit que je me suis enfui j’ai quitté le Togo mardi matin dernier à 8 heures, mon avion a décollé à 8h00 et celui du président de la République Faure GNASSINGBE à décollé à 8H25, nous nous sommes suivis puisque nous sommes allés au même endroit voir la même personne. Nous sommes allés tous les deux au Burkina FASO »…
Il précise en outre que certains proches dans l’entourage de FAURE étaient bien informés : …« Mon déplacement au Burkina Faso avait été annoncé au Président de la république, à Monsieur BODJONA, le ministre de l’intérieur qui d’ailleurs était avec Monsieur GNASSINGBE au Burkina Faso, et lorsque nous sommes arrivés, Monsieur GNASSINGBE était dans le salon d’honneur et j’étais dans un salon à côté »… « Je suis donc parti du Togo au vu de tout le monde avec mon passeport dument tamponné, j’ai passé la journée au Burkina Faso et mercredi je suis arrivé chez moi à Séville.»… C’est sans doute parce que Jacques DUPUYDAUBY a rétabli les faits que republicoftogo.com s’est déchainé contre lui en des termes à la limite de la déontologie professionnelle : …« Jacques DUPUYDAUBY, un homme d’affaires à la réputation sulfureuse, devra rendre des comptes au Togo sur la gestion de ses activités dans le pays »… « Une affaire qui devrait faire réfléchir les autres pays sous contrat avec PROGOSA : Burkina, Niger ou RDC »… Le départ précipité de Jacques DUPUYDAUBY laisse aussi planer une inconnue sur l’avenir de la « Fondation PROGOSA qui depuis son siège de Lomé « était supposée » mener des opérations humanitaires au Togo et dans la sous-région. Présidée par l’ancien ministre de la Coopération, Brigitte Girardin, cette fondation était financée par les activités de la société au Port de Lomé (PAL). La fuite des dirigeants de Progosa risque fort de mettre un terme à ses activités »…
Si tel est le cas, républicoftogo.com qui sait toujours tout et mieux que les autres, qui est toujours prompt à donner des leçons de déontologie à tous les journalistes de la place, pourquoi dans ces conditions n’a-t-il pas, en son temps prévenu les autorités d’alors et surtout son patron FAURE, pour le mettre en garde ? Tout simplement parce que republicoftogo.com est aux ordres, de ce dernier, et qu’il est prêt, avec lui à brûler demain ce qu’il a adoré hier.
Pourquoi donc subitement tant de haine ? Nous allons donc essayer de comprendre pourquoi le jour même où FAURE se trouvait avec Jacques DUPUYDAUBY, chez Blaise COMPAORE, il a fait sonner l’hallali à Lomé au siège de PROGOSA ! On notera au passage, ce qui n’est pas anodin, qu’aussitôt après la parution des articles dans republicoftogo.com, le journal de FAURE, L’UNION reprenait à son tour la charge contre DUPUYDAUBY, mais avec toutefois un brin de nuance compte tenu de l’intervention de ce dernier sur RFI et son début de mise au point. Ainsi dans l’Union on est moins affirmatif et on parle de « probable fuite ».
Mais la narration devient cocasse lorsque L’Union, voulant en rajouter et se montrer mieux informé que les autres, rapporte : …« Des informations recueillies auprès de la DGI font état d'un redressement fiscal de plus de 12 milliards imposé aux trois sociétés du groupe PROGOSA sur la période 2007-2009. Ce qui aurait amené ses dirigeants à tenter de faire disparaître les traces des documents comptables, même si DUPUYDAUBY persiste à nier cette version des faits sur Radio France Internationale hier »… Comme on voit le chiffre de 12 milliards de F CFA (18 millions €), devient récurrent lorsque la DGI signifie les résultats de ses contrôles fiscaux, puisqu’on le retrouve également dans le cas du redressement initialement demandé dans le dossier SALEM qui s’est finalement conclu par un versement de 450 millions de FCFA, qui n’ont jamais rejoint les caisses du trésor Public.
Mais autant que republicoftogo.com, là ou l’Union se prend dans ses propres contradictions, c’est que si la notification de 12 milliards s’appuie sur les éléments concrets recueillis par les agents de la DGI au cours des investigations, il ne servait à rien aux dirigeants de PROGOSA de faire disparaitre les traces des documents comptables, qui se trouvaient déjà entre les mains du fisc togolais, dont les agents sont assermentés ! C’est d’ailleurs ce que dit implicitement mais d’une autre manière DUPUYDAUBY dans son interview à RFI, lorsqu’il dit que cela ne servait à rien de faire disparaitre des disques durs, puisque le contrôle fiscal était terminé.
Donc l’Union confirme à contrario la version de DUPUYDAUBY. Et d’ailleurs comment pourrait-il en être autrement ? Sinon à considérer alors que le chiffre de 12 milliards de redressement est purement fantaisiste, puisqu’il ne s’appuierait sur aucun élément concret, en l’absence de preuves qui ont disparu au fond de la mer. On ne peut soutenir valablement une chose et son contraire ! Vraiment que c’est dur d’être journaliste à l’Union ! Comme on le voit en disséquant les éléments de cette affaire qui ne semble tirer sa substance que de la campagne médiatique à laquelle elle donne lieu, plus on avance dans la découverte des faits, et plus les éléments de responsabilité sont inconsistants. Cela rappelle étrangement le récent tintamarre qui a entouré le « pseudo coup d’Etat » imputé à Kpatcha, et qui au fil des jours se dégonfle comme une baudruche qui monte au zénith. Dans ce contexte, ceux qui se demandent « Est-ce à dire que Faure GNASSINGBE a finalement décidé de lâcher Jacques DUPUYDAUBY ? », posent en fait la mauvaise question. La bonne question est : quelles raisons objectives ont poussé Faure à lâcher DUPUYDAUBY ? Que l’administration togolaise et notamment la DGI fasse son travail, est dans l’ordre des choses, mais encore faudrait-il que le Togo soit un véritable état de droit, ce qu’il est encore très loin d’être aujourd’hui, malgré les conseils éclairés du doyen DEBBASH, spécialiste des coups tordus juridiques en tous genres, et notamment celui de l’intronisation manquée de FAURE par les FAT en 2005, qui a durablement marqué les esprits de nos frères. Mais que la DGI soit progressivement devenue, non plus un instrument d’administration publique mais de coercition au service exclusif de FAURE, pour récupérer au mépris de la loi et des règlements, les sommes faramineuses que celui-ci fixe arbitrairement à la Directrice générale, sa protégée et concubine Ingrid AWADE, est éminemment condamnable.
S’il est vrai que nous devons veiller à ce que les blancs ne fassent pas du Togo leur paradis fiscal arrangé à leur manière, si l’on veut faire une analyse un tant soit peu sérieuse de la situation, on ne peut s’affranchir de prendre en compte, ce que coûte à un investisseur privé son droit d’implantation au Togo, en bakchichs de tous ordres, payés très cher, et au plus haut niveau !
Si dans certaines circonstances certains décident parfois « de se sauver », c’est justement parce qu’ils connaissent bien les méthodes « maison ». Certains, acculés par des actions de « racket d’Etat » à leur encontre, on tout abandonné sur place pour ne pas tomber de manière injustifiée, entre les mains de la justice « nouvelle formule ».
Pour illustrer notre propos sans nous éloigner du sujet de la manutention portuaire du port de Lomé, nous rappellerons utilement la manière dont au mois de février 2006, au moment ou l’avion privé de Vincent BOLLORE allait décoller de l’aéroport de Lomé, le Commandant MASSINA en personne (noblesse oblige), était venu arrêter au pied de la passerelle, le numéro deux mondial du groupe BOLLORE, et ses trois plus hauts cadres d’Afrique, pour les jeter immédiatement en prison et les inculper de « corruption de magistrat ».
A l’époque les 4 dirigeants n’avaient du leur salut et leur libération dès le lendemain, qu’à une intervention directe de Vincent BOLLORE, auprès de l’Elysée, ou siégeait encore à l’époque Jacques Chirac, après le versement d’une caution (ou plutôt d’une rançon), de 400 millions de F CFA (610.000 €). Mieux encore, le Procureur de la République de Lomé, convoquait le 12 septembre 2006, les mêmes cadres de BOLLORE et rajoutait à la liste des 4 inculpés Vincent BOLLORE en personne. Il s’agissait à l’époque du même contentieux commercial qu’aujourd’hui, celui dont Jacques DUPUYDAUBY s’est vu notifier ce lundi dernier par les mêmes juges comme il l’explique dans son interview à RFI que « la manutention dont SE2M et SE3M avaient la charge au Port Autonome de Lomé (PAL) a été redonnée au groupe Bolloré », alors que la justice togolaise semble avoir complètement oublié la corruption de magistrat et autres griefs qu’elle reprochait à BOLLORE et à ses cadres.
Comme il semble loin le temps, ou le Président de la république togolaise en personne Faure GNASSINGBE, inaugurait au PAL l’installation de deux grues de manutention installées par PROGOSA, en grande pompe et dans un « tintamarre inhabituel » qui avait conduit au blocage de toutes les grandes artères de la ville, à grand renfort de relais médiatiques de la part de républicoftogo.com et de l’Union.
Par ailleurs au mois de décembre 2007, la direction du PAL avait accordé une nouvelle licence de manutention pour le port de Lomé à un consortium franco-italo-suisse et non à Bolloré, toujours considéré en disgrâce aux yeux des autorités togolaises. Dans ces conditions le procureur BAKAÏ est monté au créneau, relayé par republicoftogo.com et s’est cru autorisé à faire du zèle, sans doute pour faire plaisir à son patron FAURE. Il a tenté dans une sorte de baroud de faire barrage à la défense que ne manquera pas d’opposer avec ténacité Jacques DUPUYDAUBY à ses détracteurs. Robert BAKAÏ a déclaré : …« On a également appris vendredi que M. Dupuydauby avait licencié dès lundi -veille de la fuite- le directeur Togo, M. Broutin, Vianney Dupuydauby et Gérard Perrier de manière à ce qu’ils puissent toucher leurs indemnités avant de quitter le pays »
Là M. BAKAÏ, nous prend carrément pour des cons. On peut imaginer aisément qu’après la notification faite par la justice togolaise lundi aux dirigeants de PROGOSA, leur signifiant qu’ils venaient de perdre la manutention au PAL au bénéfice de BOLLORE, et la notification concomitante d’un redressement fiscal de 12 milliards de FCFA, les dirigeants de PROGOSA aient compris qu’il n’y avait pas de coïncidence gratuite et qu’il valait mieux prendre quelque distance quand on connait les méthodes musclées des MASSINA et autres TITIKPINA.
Et même si les déclarations du procureur vont pourtant à l’encontre des affirmations du président de PROGOSA, dont les éléments sont vérifiables à OUAGADOUGOU, BAKAÏ s’entête et persiste : «… Au départ de l’affaire, il s’agit de fraude fiscale, mais son comportement nous laisse croire qu’en dehors de la fraude, qu’on lui reproche, il peut y avoir autre chose »… D’ici à ce que DUPUYDAUBY ne finisse parmi les inculpés du « pseudo coup d’état il n’y a qu’un pas. Au lieu d’ergoter, sans savoir de quoi il parle, tant les intérêts supérieurs de cette affaire le dépassent, le procureur BAKAÏ pourrait par exemple nous dire ce que sont devenus les 400 millions de la rançon soutirée en 2006 aux cadres de BOLLORE, et qui n’ont jamais rejoint les caisses du Trésor Public du Togo ! Comme quoi tout est bon à prendre en période électorale.
Et hier encore republicoftogo.com en rajoutait une couche pour annoncer sur un ton triomphal le retour de BOLLORE. Dans un article intitulé « Bolloré est de retour ! », il fait mention, pour la première fois en une semaine, de la décision que la Cour d’Appel de Lomé a prise Lundi dernier à l’encontre de PROGOSA, et publie un communiqué ravageur du Groupe BOLLORE : …« Le groupe Bolloré a été victime en 2005 d’un détournement d’actifs par un de ses employés et les comparses de celui-ci. Ce détournement concerne deux filiales de manutention au Gabon et au Togo. Par une vente fictive, cet employé indélicat s’est approprié frauduleusement ces actifs du groupe Bolloré. Le groupe Bolloré a porté plainte au civil et au pénal en Espagne, siège de la société qui détenait les actifs détournés au Gabon et au Togo. Il a d’autre part engagé des actions judiciaires dans ces deux pays. Le groupe Bolloré a récupéré son actif au Gabon et vient de le récupérer au Togo suite à la confirmation par la Cour d’Appel de Lomé du jugement de première instance rendu en sa faveur »… Quels sont donc les éléments de droit qui ont pu faire changer l’opinion du Procureur de la République de Lomé et l’avis motivé des juges togolais ?
Il est vrai qu’entre le 12 septembre 2006 et aujourd’hui, est intervenu un élément politique de taille. C’est l’élection comme Président de la république française, de Nicolas SARKOZY, l’homme de Dakar de Kinshasa et de Libreville…, l’ami de BOLLORE, de Bernard Arnaud et de tant d’autres grands capitaines d’industrie, dont beaucoup comme par hasard on de gros intérêts en Afrique ! Mais on s’en doute il est vain d’attendre le moindre commentaire de l'Elysée, sur une question aussi épineuse, qui pourrait remettre au goût du jour dans les médias français, la question des relations très étroites pour ne pas dire de copinage, entre SARKOZY et les grands patrons de l’économie et des médias. Après l’acceptation récente par un juge français, et l’appel interjeté par le parquet de paris de la plainte déposée par deux ONG internationales, à propos des avoirs en France des Présidents BONGO, OBIANG et SASSOU N’GUESSO, cela risquerait de faire à nouveau désordre, surtout en pleine campagne des élections européennes.
Nous ne sommes pas seuls à penser de la sorte. Ainsi notre confrère Jeune Afrique semble opter pour la même analyse que nous. Dans un article mis en ligne hier l’hebdomadaire affirmait en effet : Le départ de l’homme d’affaires … intervient alors que ces sociétés font l’objet d’un contrôle fiscal depuis plusieurs mois. Proche de l’ancien président Gnassingbé Eyadema mais aussi de l’ancien président Jacques Chirac, Dupuydauby serait redevable de 1,4 milliard de francs CFA au titre de redevances portuaires non acquittées depuis août 2008… (Notons au passage que jeune Afrique se trompe de 10,6 milliards de CFA sur le montant du redressement fiscal tel qu’annoncé par l’UNION. NDLR) Malgré son montant, cette créance de l’Etat ne suffit pas à expliquer que les dirigeants d’une enseigne historiquement implantée au Togo et ayant leurs entrées auprès de personnalités de premier plan au sein du gouvernement aient pu être inquiétées de cette façon.
Selon plusieurs observateurs une main politique agirait en toile de fond, qui ne serait autre que celle de Faure Gnassingbé. A quelques mois de la présidentielle prévue en mars 2010, le chef de l’Etat continuerait à « remettre de l’ordre dans la maison » en s’en « prenant à un personnage encombrant », jugé trop proche des anciens caciques du régime de Eyadema-père.
Tout en adressant un signal fort à Paris, cette stratégie permettrait également au groupe Bolloré, concurrent de Progosa, de reprendre pied au Togo. « On sait qu’une élection au Togo ne se joue pas sans la France, commente un fonctionnaire international en poste à Lomé. Et il vaut mieux être plus près de Nicolas Sarkozy en ce moment »…
Comme on peut le voir, JEUNE AFRIQUE, tirant sans doute les enseignements de sa longue expérience des imbroglios politico-financiers de la Françafrique, affirme carrément la collusion entre Faure GNASSINGBE et Nicolas SARKOZY.
Le dénouement de cette affaire, intervient après une longue période de murissement, car dans ce domaine précis et surtout quand il s’agit d’intérêts financiers de très haut niveau, la stratégie d’usure de FAURE est bien connue des initiés du microcosme politique et économique togolais.
Il convient donc de la rapprocher d’une confidence faite par un dirigeant du groupe PROGOSA, en poste en Afrique à la fin de l’année 2008. Celui-ci indiquait à l’époque que : …« les relations entre FAURE et DUPUYDAUBY étaient déjà très tendues, au motif que FAURE devenait de plus en plus exigeant en matière financière »… Non pas pour l’état togolais bien sur mais pour son propre compte. A tel point qu’à cette même période le témoin précise : …« FAURE s’était mis subitement à tutoyer DUPUYDAUBY et à le tancer de manière injurieuse dépassant largement le domaine de la bienséance et lui a signifié que s’il ne le payait pas convenablement, il n’aurait aucun mal à remplacer PROGOSA à Lomé »… et anticipait déjà le dénouement que nous venons de connaitre lorsqu’il affirmait : …« en plus nous ne pouvons pas compter sur FAURE lorsque nous avons besoin de lui »…
Cela se passe de commentaires sur la tournure exécrable prise par les relations entre FAURE et DUPUYDAUBY, depuis déjà de longs mois. La question reste maintenant de savoir si DUPUYDAUBY, coupé de ses bases arrière, en raison du mandat d’arrêt international délivré à son encontre, pourra bénéficier du même traitement de faveur dont avaient bénéficié à l’époque les cadres de Bolloré, libérés au bout de 48 h.
Tout ceci, confirme en tout cas que la stratégie de Faure GNASSINGBE était murie de longue date ! Mais au-delà de la guérilla africaine que se livrent les groupes BOLLORE et PROGOSA, pour la suprématie de la manutention portuaire sur le continent, cette affaire risque de laisser des traces profondes et surtout de causer des dégâts collatéraux pour l’économie togolaise.
Alors que nous sommes entrés dans une période ou l’effet majeur de la crise économique mondiale sera de réduire substantiellement le niveau des investissements externes, les rares investisseurs qui auraient pu être tentés par le Togo risquent fort, au vu des récentes mésaventures du groupe Progosa, de se détourner pour longtemps de notre pays. en ce sens Faure, son équipé et son clan, sont des gens très dangereux qui obèrent durablement les capacités de développement du Togo !
Randonnée musicale
COCO, l’international musicien réunit 10 percussionnistes à Lomé
Après son passage à Lomé, plus précisément à « Only One Beach », le percussionniste togolais est à nouveau sur la terre de nos aïeux. Les raisons : son groupe "PERCU DEFI AFRIC" est en production, et sortira des studios dans les prochains jours.
Résident permanent de la Hollande , l’artiste dispense des cours de percussion auprès des instituts de musique de son pays d’accueil. Il travaille également auprès d’une firme d’exportation d’instruments de musique, et sert à l’ingénierie, surtout au réglage de son.
L’éq
uipe de notre rédaction a surpris l’artiste dans sa résidence à Hédjranawoé en compagnie d’une dizaine de musiciens d’origines diverses, c’était au cours d’une séance d’entrainement.
Par cette occasion, "Le Roi du Djimbé", Koko, a bien voulu en quelques mots, lever le voile sur le mythe qui plane sur sa personne, son cheminement, ses activés et des possibilités offertes aux artistes togolais en Occident, pour le développement de la musique :
« Je ne peux exactement me situer sur les circonstances qui m’ont amené à la musique, mais je n’ignore pas avoir fait mes premiers pas dans les groupes de fanfare, il ya de cela une vingtaine d’année. A cette époque, je comptais environ dix ans.
À mes débuts en 1984, j’ai joué avec la fanfare de l’Espoir, une des plus en vue de la capitale togolaise à cette époque. Ensuite, mes relations m’ont amené au groupe de ballet ADIKA. Je n’ai surtout pas manqué de jouer au scenario avec les marionnettes également.
Aussi, est-il besoin de rappeler que ma maman, a personnellement participé à mon instruction cultuelle, en m’introduisant dans une chorale de la place dans laquelle elle officiait. Je dois par le bais de votre journal, marquer mes gratitudes envers elle, Dame AKOFA AKOUVI IRENE.
Cependant, il faut avouer que je ne m’attendais pas à faire carrière dans le Djimbé uniquement, comme vous le voyez actuellement, mais une chose est sûre, les circonstances, mes rencontres, ont certainement concouru à l’expansion de mes profondes inspirations musicales.
C’est le cas d’un musicien ghanéen prénommé KOSSI. Il a été mon premier maître dans l’art et nous sommes aujourd’hui ensemble, vous le voyez vous-même… »
Il a enfin émis l’idée que pour l’émergence, mieux la relève du défi de la musique africaine face à la concurrence mondiale, les membres du groupe PERCU DEFI AFRIC, disposent de savoir faire.
« Cependant, il faut également la volonté des politiques à asseoir un climat favorable au développement des industries culturelles au Togo. Ce qui rendrait plus attractif le Togo à l’installation de grandes firmes d’instruments de musique, comme celle dans laquelle je travaille actuellement en Hollande, et seraient source d’emplois », a-t-il souhaité.
Yerima Amidatou
11.05.2009
Les bourses de Doctorat de UPEACE Africa, bureau Afrique de l'Université des Nations-Unies pour la Paix.
Les bourses de Doctorat de UPEACE Africa, bureau Afrique de l'Université des Nations-Unies pour la Paix.
Le bureau Afrique de l'Université des Nations-Unies pour la Paix (UPEACE), basé à Addis-Abeba en Ethiopie, a lancé depuis un an un programme de bourses d'études. Ces bourses sont destinées aux étudiants d'Afrique subsaharienne qui sont inscrits en Doctorat dans une université africaine, et qui mènent des recherches dans le domaine de la Paix et la résolution des conflits.
La langue de travail de UPEACE est l'anglais, mais les étudiants francophones peuvent postuler pour ces bourses même s'ils rédigent leur thèse en français. Il est quand même nécessaire d'avoir un niveau d'anglais suffisant pour assister à des ateliers de formation à Addis- Abeba.
Date limite pour postuler aux bourses de UPEACE Africa : 31 mai 2009.
- Doctoral Research Award : 10 bourses de 2 ans pour les doctorants qui ont déjà entamé leurs recherches, et qui sont inscrits en Paix et résolution des conflits, en Relations Internationales, en Sciences Politiques, en Histoire, en Droits de l'Homme, ou encore en Développement.
http://www.africa.upeace.org/news.cfm?id_activity=561
- PHD Fellowship : 2 bourses de 3 ans pour les étudiants qui démarrent un Doctorat dans une filière spécialisée sur l'étude de la Paix et des Conflits (une spécialité encore rarement enseignée dans les universités africaines).
http://www.africa.upeace.org/news.cfm?id_activity=562&...
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Bolloré, Dubaï ports words, Tata, CMA-CGM. Mediteranean Shipping Company - La Guerre des ports fait rage
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Partenaire privillégié des pays africains, le Groupe Bolloré (désormais Bolloré Africa Logistic) a gagné de nombreux marchés de concession. En Côte d’Ivoire, sa filiale SETV a la gestion du très moderne terminal à conteneurs de Vridi. Vincent Bolloré, ami de la plupart des chefs d’Etat africains tisse sa toile. Mais concurrence oblige, d’autres grands groupes marchent sur les plate-bandes de Bolloré Africa Logistic. La menace est sérieuse. Etat des lieux.
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| De retour de Paris hier Gbadamassi amuse la galerie « Permettez-moi, avant tout propos, de remercier les journaux, parce que vous contribuez à l’enracinement de la démocratie. Je remercie tous ceux qui ont parlé aussi bien dans le sens positif que dans le sens négatif. Cela y va de la vivacité de la démocratie béninoise. En tant que démocrate, je ne peux qu’approuver la vivacité de la démocratie béninoise. Dans un Etat démocratique, on ne peut pas empêcher de dire ce qu’on pense. Aujourd’hui, il s’agit d’une déclaration et non d’une conférence de presse. La conférence de presse se fera sur le terrain dans la 8e circonscription électorale. Et, on verra qui est qui. Mais, je peux vous annoncer la fin de la récréation. L’heure de la vérité a sonné. L’heure de la réconciliation avec le peuple a sonné. L’heure du développement harmonieux du Bénin a sonné. L’heure de la réconciliation avec notre conscience a sonné. Il y a pas pur indigne et ignoble qu’un homme qui pose des actes et qui refuse de les assumer, surtout quand ces actes vont dans l’intérêt du peuple. N’y a-t-il pas un adage de chez nous qui dit quand on ne sait pas où l’on va, on sait au moins d’où l’on vient ? J’ai posé des actes et je les assume. Je ne suis pas quelqu’un qui fuit ses responsabilités. Mes amis me connaissent. L’homme qui n’est pas capable de mourir, n’est pas capable de vivre. Je suis un homme de caractère et c’est la raison pour laquelle je m’adresse à vous, chère population de la 8e qui m’a donné mandat de la représenter à l’Assemblée nationale. Qui suis-je pour ne pas écouter la voix du peuple ? Qui suis-je pour ne pas entendre la voix de ma base ? Qui suis-je pour ne pas écouter les têtes couronnées et les confessions religieuses ? Quand on bénéficie de tant de confiance populaire, il y a des choses qu’on ne fait pas. On ne joue pas avec le peuple. Qui suis-je pour aller contre les populations de Dassa, de Malanville, Cotonou ? Qui suis-je pour ne répondre à la voix de la conscience ? Il faut se guider par le bon sens. Il me serait impossible d’avoir une morale différente de celle de mes électeurs. C’est vrai, je devrais choisir entre mes amis politiques et mes électeurs. J’ai préféré les seconds. Je leur présente mes excuses. Je ne pouvais pas faire autrement. Les circonstances m’ont amené à décider en faveur des électeurs. Le diplôme de l’homme politique, c’est le peuple. Si le peuple le quitte, il n’a plus d’avenir politique. Si mes amis ne comprennent pas mon choix, qu’ils m’excusent. Je me suis retrouvé dans la même situation que le Général Kérékou à la conférence nationale. Il a suivi la volonté du peuple et a rejeté ses amis politiques. L’histoire a fini par lui donner raison. Je souhaite qu’ils me rejoignent très bientôt. Quand à toi, mon cher frère et ami, honorable Issa salifou, pour tout ce que tu as donné, je t’attends à l’autre rive. La rive qui doit être la tienne. Nous devons nous libérer de ces politiciens qui nous manipulent contre la volonté du peuple. J’ai prié et demandé à mon Dieu. Si c’est moi qui me trompe en allant vers le docteur Yayi Boni, que Dieu donne toutes les forces à Saley de me ramener. Si c’est le second, j’ai ramené le G13 pour le développement. Les incompréhensions du passé avec le gouvernement sont le fruit d’un manque de dialogue. Je sais que tu es croyant et tu n’ignores pas la puissance d’Allah. En ce qui concerne mes amis d’hier, la seule philosophie était le changement de chauffeur. Mais qui remplacera valablement l’actuel chauffeur. Le remplaçant sera-t-il meilleur ou pire ? Ils n’avaient aucune réponse à toutes ces préoccupations. C’est le changement ou rien, même si le navire Bénin devrait chavirer. Je ne suis pas un acteur du déluge. Je suis un véritable nationaliste et panafricaniste. J’ai la stabilité politique. C’est tout ce qui m’a poussé à la démission du G13. On sait quand ça commence, mais on ne sait pas quand ça finit. Propos recueillis par Jules Yaovi Maoussi
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