21.11.2008

LES DESSOUS DE LA POLITIQUE

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Duel Bio TCHANE - Boni YAYI : un non lieu ?

Duel Bio TCHANE - Boni YAYI : un non lieu ?
A plus de deux ans de l’élection présidentielle de mars 2011, la course pour la succession de l’actuel locataire du Palais de la Marina est déjà âprement engagée. Parmi la kyrielle de candidatures auxquelles il faudrait naturellement s’attendre lors de ce scrutin, seule celle du successeur de Boni YAYI à la tête de la prestigieuse Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), Abdoulaye Bio TCHANE, est agitée dans les officines politiques nationales (opposées au régime du changement).
La presse nationale proche de l’opposition en a fait, ces dernières semaines, ses choux gras au point de provoquer l’exaspération de ses confrères de la mouvance obligés de remettre à chaque fois les pendules à l’heure. Loin de ce froufrou préélectoral, Abdoulaye Bio TCHANE dit ABD reste imperturbable s’il ne contient pas à peine une exaspération silencieuse contre cette campagne qui se mène sans requérir son avis. Des indiscrétions dans ce cadre laissent d’ailleurs entendre que les ogres de la politique qui ont jeté leur dévolu sur sa candidature auraient déjà effectué plusieurs missions infructueuses à Lomé sans réussir à ébranler la volonté du Président de la BOAD qui refuse de servir de boutefeu pour une cause revancharde.
En 2007, aux premières lueurs de la rumeur sur sa candidature pour la Présidentielle de 2011 annoncée par un quotidien de la place, ABD avait cru devoir lui-même monter au créneau pour démentir vigoureusement l’information et apporter par la même occasion son soutien indéfectible au Président Boni YAYI dont il a salué la bonne gouvernance et les performances économiques enregistrées par le Bénin depuis son accession au pouvoir suprême. Mise au point on ne plus claire et formelle par qui de droit, l’opinion nationale croyait le dossier d’ores et déjà clos.
Après donc cette clarification, la résurgence de l’agitation de la candidature de ABD ne peut qu’apparaître comme une manœuvre voire une machination politique des adversaires du Président Boni YAYI pour lui faire peur en espérant pouvoir compter sur l’enfant prodige de Sémèrè et de Ouaké pour l’ébranler dans le nord et particulièrement dans la région de la Donga lors de l’élection présidentielle de 2011. Pour tous ceux qui sont déboussolés par la nouvelle gouvernance imprimée par Boni YAYI à la gestion des affaires publiques, ABD constitue un viatique thérapeutique pour arracher le pouvoir au pape du changement. Peu ou prou que l’ancien ministre des Finances du Président Mathieu KEREKOU gagne la Présidentielle de 2011. L’essentiel, c’est qu’il les aide à casser l’hégémonie électorale actuelle de Boni YAYI dans la Donga. Juste un rôle de boutefeu dont Abdoulaye Bio TCHANE lui-même n’est heureusement pas dupe.
Technocrate émoulu et grand habitué des hautes finances africaines et internationales, ABD n’est pas moins également un politique averti pour avoir été l’argentier national sous le deuxième gouvernement du régime de KEREKOU II. Devoir de mémoire qui montre que le duel Abdoulaye Bio TCHANE et Thomas Boni YAYI n’aura jamais lieu, c’est qu’en 2006, il y avait déjà eu un compromis politique et fraternel entre les deux personnalités originaires du nord-Bénin. En ce sens, ABD se sent concerné au premier chef par le succès du quinquennat de son frère et ami TBY (Thomas Boni YAYI) et est persuadé qu’en un mandat les actions du chantre du changement ne sauraient être visibles durablement.
Au-delà des calculs politiciens et factices apparents pour les diviser, ABD et TBY restent de loyaux amis qui partagent ensemble moult complicités et qui ne sont pas prêts à se laisser distraire par les bruits de la sirène politique. Le duel ABD et TBY en 2011 sera peut-être un non lieu. Wait end see !
Par : Bernadin MONGADJI

port de cotonou

Port Autonome de Cotonou
Il est évident que je ne pourrai rien faire tout seul»
Quatre mois après le limogeage de Jérôme DANDJINOU à la Direction Générale du Port Autonome de Cotonou, son adjoint Cyriaque ATTI-MAMA qui assurait jusque là l’intérim, vient d’être officiellement nommé à la tête de cette importante entreprise.
Reconnaissant au Gouvernement et à son Chef le Docteur Boni YAYI pour la confiance placée en lui, le nouveau DG s’engage à relever les défis de la modernisation et de l’accroissement des performances de ce poumon de l’économie nationale.

Monsieur le Directeur général, quels sont vos premiers sentiments après votre nomination à la tête du Port Autonome de Cotonou ?
Sentiments de reconnaissance et de gratitude envers le Gouvernement et plus particulièrement envers le Chef de l’Etat, le docteur Boni YAYI, pour la confiance placée en ma modeste personne pour diriger cette entreprise qui, comme vous le savez, constitue l’un des poumons de l’économie nationale.
De ce fait, je mesure à leur juste valeur, les légitimes attentes des uns et des autres par rapport à la lourde mission qui m’est confiée. Il s’agit principalement de relever les grands défis de la modernisation, de la sécurisation mais aussi et surtout l’accroissement des performances du port, condition sine qua non pour générer les ressources dont notre pays a besoin pour son émergence. Cette mission, j’entends l’accomplir avec foi et abnégation.
Il est évident que je ne pourrai rien faire tout seul. C’est pourquoi, je voudrais compter sur les conseils éclairés du chef de l’Etat le Président Boni YAYI et sur le soutien de mon Ministre, son excellence Issa BADAROU SOULE qui connait bien la maison. Je compte également sur le brave personnel du Port Autonome de Cotonou que j’invite à plus d’ardeur au travail afin que nous puissions dans un esprit collégial, donner le meilleur de nous-mêmes pour atteindre les objectifs à nous assignés.

Quels sont vos priorités Monsieur le Directeur Général?
Vous savez, face à la rudesse de la concurrence de l’activité portuaire et aux enjeux actuels de modernisation du port autonome de Cotonou, tout est prioritaire dans la mesure où il est question de rendre notre port compétitif afin de lui permettre de contribuer à la construction du Bénin émergent. Cependant, nous pensons prioriser les actions structurantes et englobantes à effets inducteurs pour accélérer la dynamisation de ce joyaux de notre économie nationale. Sans rentrer dans les détails, nous allons vous donner quelques pistes. Vous aurez la primeur des informations une fois que nous aurons retenu les priorités en concertation avec notre ministre de tutelle son excellence M. ISSA BADAROU SOULE et le Comité de Direction de l’entreprise. Ces actions pourraient se situer à deux niveaux :
- L’accélération des reformes au niveau du Port de Cotonou en vue de l’inscrire durablement au rang des ports les plus compétitifs de la sous région voire de l’Afrique. Au nombre de ces actions nous allons mettre un accent particulier sur la mise au norme du port de Cotonou ou au code ISP les questions de sécurité. Vous n’êtes pas sans savoir que notre port a frôlé, il y a quelques mois le déclassement par les Gardes Côtes Américains. Nous avons dû mettre en œuvre des mesures d’urgence pour éviter le pire. Un travail de fond a été depuis lors enclenché pour faire face à cet impératif avec plusieurs partenaires dont le Millénium Challenge Account. A ce sujet, nous allons recevoir a nouveau cette semaine la visite des Gardes Côtes Américains qui sont là pour évaluer nos actions dans ce cadre. Il s’agira donc de poursuivre et de finaliser rapidement ce travail pour que dans un bref délai, nous puissions faire de notre port, l’un des ports les plus sécurisés de la sous région. Vous ne tarderez pas à vous en rendre compte par vous même.
En outre, on ne saurait occulter la lancinante question de désengorgement du Port et de la fluidité de la circulation dans nos agglomérations, notamment la ville de Cotonou. Pour régler ces problèmes, il s’agira d’une part, d’accroitre la célérité dans le traitement des navires ; ce qui exige à court terme, la modernisation du dispositif du traitement des marchandises. D’autre part, il conviendra d’accélérer la politique de construction des ports secs en fonction des zones de destination des marchandises ainsi que des parkings de stationnement pour gros porteurs.
- La promotion de la bonne gouvernance et la transparence. Ce qui passe nécessairement par la mise en place de la gestion axée sur les résultats, l’obligation de compte rendu, donc la responsabilisation accrue du personnel.

Monsieur Cyriaque ATTI-MAMA, on vous connait comme un acteur politique très actif dans la Donga et particulièrement à Manigri un arrondissement de Bassila dont vous êtes originaire tout comme votre feu cousin Ahmed AKOBI ; l’occasion faisant le larron, pouvez-vous nous donner votre position par rapport aux derniers développements de l’actualité politique de cette région où des jeunes se réclamant justement de l’héritage d’Ahamed AKOBI s’organisent pour, disent-il, susciter et soutenir une candidature à la présidentielle de 2011 ?
Je n’aurais pas souhaité mêler mes activités professionnelles avec mes engagements politiques mais puisque vous me posez la question, par respect pour vous et pour vos lecteurs, je vous direz simplement, que la région de la Donga, comme tous les départements de notre pays, sont traversés par des agitations politiques qui témoignent si l’on veut, de la vitalité de notre démocratie.
Maintenant, par rapport a ce à quoi vous faites allusion, je pense qu’il n’y a pas matière à discussion. Tout le monde sait que la majorité des cadres et des populations de la Donga ont toujours manifesté leur soutien sans faille au Chef de l’Etat le Docteur Boni YAYI, qui demeure le candidat naturel des fils et filles de notre département.

Question : Votre mot de fin ?
J’invite tous les béninois en général et mes frères de la Donga en particulier à mettre l’intérêt du pays au dessus des considérations personnelles pour accompagner les actions de développement du Président Boni YAYI, dont les prouesses aux plans des infrastructures, des œuvres sociales, de l’assainissement des finances publiques…. se passent de commentaires.

Réalisation :La Nouvelle Tribune